Rétribution dynamique dès 2027 : pourquoi autoconsommer votre électricité solaire

Depuis des années, les propriétaires d’installations photovoltaïques de Suisse romande injectent sereinement leur surplus d’été dans le réseau, en échange d’une rétribution. Dès le 1er janvier 2027, la règle change : la rétribution devient dynamique, et suit le prix du marché.

Concrètement, aux heures où le soleil fait déborder le réseau, ce surplus peut ne plus rien rapporter, voire vous coûter de l’argent. Nos équipes vous expliquent comment transformer cette contrainte en confort.

Ce qui change au 1er janvier 2027

Villa avec panneaux solaires en toiture, unité murale de climatisation au salon et unité extérieure posée dans le jardin
Panneaux en toiture et climatisation murale : l’électricité produite sur place sert directement au confort de la maison.

Au lieu de percevoir une rétribution pour l’électricité fournie en été, vous pourriez devoir payer pour renvoyer votre excédent sur le réseau. L’énergie produite garde pourtant toute sa valeur, à condition d’être consommée chez vous, au moment même où elle est produite.

Vous trouverez les explications complètes des associations et médias suisses sur le site de l’AES, dans cet article de la RTS et sur Bluewin.

Climatiser pour autoconsommer, et passer l’été au frais

La climatisation fonctionne précisément quand le soleil tape, c’est-à-dire quand vos panneaux produisent le plus. Climatiser votre maison ou votre villa vous permet donc d’absorber votre excédent au lieu de le renvoyer, de ne plus subir les canicules de 2026 et de valoriser chaque kilowattheure produit sur votre toit.

Ce que vaut un kilowattheure solaire autoconsommé en 2026

En 2026, l’écart entre le courant que l’on évite d’acheter et celui que l’on injecte reste le principal argument économique de l’autoconsommation. L’ElCom a annoncé, le 8 septembre 2026, qu’un ménage type de 4 500 kWh paiera 26,5 centimes par kilowattheure en 2027, soit 1 194 francs, après une baisse de 4 % par rapport à 2026, documentée par la RTS. La facture 2026 de ce même ménage était donc supérieure de 53 francs. De l’autre côté, le prix de marché de référence photovoltaïque publié par l’OFEN s’est établi à 10,27 centimes au premier trimestre 2026, puis à 3,90 centimes au deuxième.

Pour une installation de moins de 30 kW, le plancher légal de 6 centimes s’applique lorsque le prix de référence passe en dessous. Un kilowattheure consommé sur place évite ainsi un achat de l’ordre de 27 centimes, alors que le même kilowattheure injecté rapporte souvent 6 à 10 centimes. Le rapport est d’environ un à trois. Ce différentiel, déjà visible dans les évolutions au 1er janvier 2026, explique pourquoi relever le taux d’autoconsommation pèse davantage sur la rentabilité que la seule négociation du tarif de reprise.

Le prix de marché de référence 2026, répétition générale de 2027

Le décompte au quart d’heure de 2027 ne sort pas de nulle part. Depuis le 1er janvier 2026, le prix de marché de référence trimestriel de l’OFEN sert déjà de base nationale lorsque producteur et gestionnaire de réseau ne s’entendent pas, comme le précise la publication du 14 juillet 2026. Le détail mensuel est parlant. En avril 2026, le prix de référence photovoltaïque est tombé à 23,01 francs le mégawattheure, soit 2,3 centimes le kilowattheure, sur un volume injecté de 624 772 MWh. Mai est resté à 3,58 centimes. Le deuxième trimestre entier s’est soldé à 3,90 centimes, très en dessous du premier trimestre à 10,27 centimes.

Cette saisonnalité est exactement celle que la rétribution dynamique va rendre visible au quart d’heure. L’AES rappelle qu’à compter du 1er janvier 2027, sauf autre accord, la rétribution suivra le prix day-ahead suisse par quart d’heure, et pourra être faible, voire négative, lorsque l’offre solaire sature le marché. Le baromètre solaire suisse permet de suivre cette montée en puissance de la production, qui accentue le creux de prix de milieu de journée.

Le plancher de 6 centimes et ce qu’il ne garantit plus au quart d’heure

La rétribution minimale introduite au 1er janvier 2026 reste en vigueur, mais elle ne neutralise pas le signal de prix. Pour une installation de moins de 30 kW, le plancher est de 6 centimes le kilowattheure. Entre 30 et 150 kW avec autoconsommation, il se calcule en divisant 180 par la puissance en kilowatts, soit 6 centimes à 30 kW, 2 centimes à 90 kW et 1,2 centime à 150 kW, selon le barème repris par les gestionnaires de réseau à partir de l’ordonnance. Au-delà de 150 kW, il n’y a pas de minimum.

L’AES précise que ce plancher sera adapté au régime dynamique. Si le prix de référence trimestriel de l’OFEN passe sous le minimum légal, l’écart est versé sous forme de prime sur l’électricité injectée du trimestre, et non pas quart d’heure par quart d’heure. Un producteur peut donc voir des quarts d’heure à prix nul ou négatif, puis une correction trimestrielle. La RTS rapporte par ailleurs que Romande Energie estime une rémunération moyenne d’environ 8 centimes pour une villa sans batterie, tandis que les SIG, les SIL et Viteos maintiennent pour 2027 des prix fixes compris entre 8 et 11 centimes. Le détail du dimensionnement se traite dans une étude technique d’installation solaire.

Stockage, pilotage et regroupement pour relever le taux d’autoconsommation

Sans décalage des usages, une grande partie de la production de milieu de journée part sur le réseau. L’exemple publié par SuisseEnergie est explicite. Un ménage qui tire 2 000 kWh de ses panneaux sur 7 000 kWh produits affiche 29 % d’autoconsommation et 44 % d’autosuffisance, pour une consommation de 4 500 kWh. Les batteries lithium-ion affichent, onduleurs et câbles compris, un rendement de 75 à 95 %. Swissolar situe le coût moyen d’un stockage de 15 kWh à environ 8 800 francs en 2025, soit moins de 600 francs le kilowattheure.

La statistique solaire 2025, publiée en juillet 2026, compte 24 345 systèmes lithium-ion posés sur des maisons individuelles, pour une capacité moyenne de 12,7 kWh, et 490 070 kWh de capacité vendue sur l’année. Le stockage ne supprime pas le surplus d’été, il le décale de quelques heures. Le regroupement dans le cadre de la consommation propre, prévu par la loi sur l’énergie, élargit le gisement à l’échelle de l’immeuble ou du quartier. Le choix de capacité se prépare avec une page dédiée au batterie de stockage et avec le prix des panneaux solaires.

Faire coïncider les usages électriques avec la courbe de production

La production photovoltaïque suisse a atteint 7 948 GWh en 2025, en hausse de 33,3 % sur un an, selon la statistique Swissolar. Cette croissance concentre toujours le surplus entre la fin de matinée et le milieu d’après-midi, précisément lorsque le prix de référence s’effondre, comme en avril 2026. Les usages qui tombent sur cette plage captent la valeur haute du kilowattheure, celle de l’achat évité, et non le tarif de reprise. L’eau chaude sanitaire pilotée, la recharge d’un véhicule et le rafraîchissement d’un logement en sont les trois principaux.

Une climatisation solaire fonctionne au moment où les panneaux produisent le plus, ce qui réduit d’autant l’injection aux heures les moins rémunératrices. Une pompe à chaleur air-air réversible prolonge le même principe en hiver, lorsque le prix de marché est historiquement plus élevé et que chaque kilowattheure autoconsommé évite un achat au tarif du réseau. Le pilotage, décrit dans une page sur l’installation domotique, évite de laisser ces usages partir au hasard de la journée.

Easy-Clim : le clé en main, autorisations comprises

Avec Easy-Clim, notre bureau technique vous apporte une solution clé en main, de l’étude à la mise en service. Nous nous chargeons également pour vous de toutes les demandes d’autorisation, afin que votre climatiseur soit installé en toute légalité, à Genève comme dans le canton de Vaud, à Neuchâtel, Fribourg ou en Valais.

FAQ

Qu’est-ce que la rétribution dynamique de l’électricité solaire ?

La rétribution dynamique est le mode de valorisation par défaut de l’électricité renouvelable injectée dans le réseau à partir du 1er janvier 2027, lorsque aucun autre accord n’a été conclu avec le gestionnaire de réseau. Au lieu d’un tarif fixe ou d’une moyenne trimestrielle, le kilowattheure est rémunéré selon le prix du marché au moment de l’injection. L’Association des entreprises électriques suisses précise que la référence est le prix day-ahead de la bourse suisse, publié la veille, et qu’il passera au quart d’heure en 2027. Le mécanisme suppose un compteur intelligent. Une rétribution minimale est maintenue, mais elle est adaptée à ce modèle. Le détail figure dans la présentation de la rétribution dynamique par l’AES. Pour les installations déjà en service, le changement de cadre 2026 est décrit dans ce qui change au 1er janvier 2026 pour les installations solaires.

Pourquoi le surplus d’été vaut-il souvent moins que le kilowattheure d’hiver ?

Le photovoltaïque produit surtout entre la fin du printemps et le début de l’automne, aux heures où beaucoup d’installations injectent en même temps. L’offre dépasse alors la demande, et le prix de gros baisse. Les prix de référence publiés par l’Office fédéral de l’énergie pour 2026 l’illustrent déjà : 10,27 centimes par kilowattheure au premier trimestre, contre 3,90 centimes au deuxième trimestre, publié le 14 juillet 2026. La moyenne pondérée 2025 s’établissait à 5,56 centimes. Dès 2027, ce signal ne sera plus lissé sur le trimestre, mais appliqué à l’heure, puis au quart d’heure, de l’injection. Un surplus de midi en juin peut donc valoir bien moins qu’un kilowattheure de soirée ou d’hiver. Le baromètre solaire suisse permet de situer cette production dans le contexte national.

Va-t-on devoir payer pour injecter son électricité solaire ?

C’est possible aux quarts d’heure où le prix day-ahead est négatif, c’est-à-dire lorsque le réseau est saturé de production renouvelable. La RTS a rapporté en septembre 2026 que les propriétaires risquent alors de payer pour injecter leur surplus, tout en rappelant que Romande Energie situe la rémunération moyenne autour de 8 centimes par kilowattheure pour un profil de villa sans batterie. Les Services industriels de Genève, les Services industriels de Lausanne et Viteos ont indiqué maintenir des prix fixes compris entre 8 et 11 centimes pour 2027. Le scénario n’est donc pas uniforme : il dépend du gestionnaire, de l’heure et de l’existence d’un autre accord. L’analyse de la RTS sur le prix de rachat dynamique en 2027 détaille ces écarts. Le soutien local à la production est aussi abordé dans le soutien genevois à la production solaire.

Quelle rétribution minimale reste garantie en 2027 ?

La prime de rétribution minimale protège les installations de moins de 150 kilowatts si le prix de référence trimestriel tombe sous le plancher légal. Pour une installation de moins de 30 kilowatts, ce plancher est de 6 centimes par kilowattheure. Entre 30 et 150 kilowatts, le montant décroît avec la puissance. Swissolar rappelle que cette garantie, décidée avec l’entrée en vigueur au 1er janvier 2027 et une période transitoire d’un an, compense a posteriori l’écart, sans empêcher le prix horaire d’être très bas à midi. Au-delà de 150 kilowatts, cette protection disparaît. Les gestionnaires peuvent toutefois continuer à verser davantage. Le cadre est exposé dans le communiqué de Swissolar sur le nouveau modèle de rétribution. Le coût de départ d’une toiture se compare dans les prix des panneaux solaires.

Qu’est-ce que l’autoconsommation et pourquoi devient-elle décisive ?

L’autoconsommation consiste à utiliser sur place, au moment où elle est produite, l’électricité des panneaux, au lieu de l’injecter. Sa valeur est celle du kilowattheure que l’on n’achète plus au réseau. En Suisse romande, ce kilowattheure acheté se situe souvent entre 22 et 32 centimes selon le tarif, le canton et la saison, alors que le kilowattheure injecté rapporte plutôt 6 à 14 centimes en 2026, et pourra tomber plus bas aux heures de pointe solaire dès 2027. L’écart, de l’ordre de 15 à 25 centimes, fait du kilowattheure autoconsommé deux à trois fois plus intéressant que le kilowattheure vendu. Sans décalage des usages, un ménage absent en journée plafonne souvent vers 25 à 40 % d’autoconsommation. Les bases du sujet sont dans tout savoir sur les panneaux solaires photovoltaïques.

Quel taux d’autoconsommation attendre sans équipement supplémentaire ?

Sans pilotage, un logement occupé seulement le soir consomme en direct environ 20 à 35 % de sa production annuelle. Un foyer partiellement présent dans la journée atteint plutôt 30 à 40 %. Décaler lave-linge, lave-vaisselle et production d’eau chaude vers les heures ensoleillées ajoute en général 10 à 15 points, sans investissement. Une installation de 10 kilowatts-crête produit de l’ordre de 9 000 à 11 000 kilowattheures par an sur le Plateau. Passer de 30 à 50 % d’autoconsommation déplace environ 2 000 kilowattheures de l’injection vers la consommation propre. À un écart de 20 centimes, cela représente près de 400 francs par an, avant même la baisse possible de la rétribution d’été. Une première estimation se fait avec le calculateur de panneaux solaires.

En quoi une batterie change-t-elle la donne après 2027 ?

Une batterie stocke le surplus de midi pour le restituer le soir, précisément quand le prix de gros remonte et que le logement consomme sans produire. Sans stockage, le taux reste souvent sous 40 %. Avec une batterie domestique de 5 à 10 kilowattheures, les retours d’exploitation situent couramment l’autoconsommation entre 60 et 85 %, selon la taille du champ et le profil du foyer. L’intérêt grandit lorsque le prix d’injection du milieu de journée s’approche de zéro, voire devient négatif : le kilowattheure stocké évite à la fois une vente peu rémunératrice et un achat du soir à plein tarif. Le dimensionnement doit suivre la courbe réelle, pas une capacité standard. Le principe est détaillé dans la page batterie de stockage.

Pourquoi la climatisation coïncide-t-elle avec la production solaire ?

Le besoin de froid apparaît quand l’ensoleillement et la température extérieure sont élevés, c’est-à-dire pendant les heures où les panneaux produisent le plus. Une climatisation réversible absorbe alors un surplus qui, dès 2027, risque d’être rétribué au prix le plus bas du jour. Un split moderne affiche un coefficient de performance saisonnier souvent supérieur à 4 en froid : un kilowattheure électrique déplace plus de quatre kilowattheures de chaleur. La simultanéité compte davantage que la puissance nominale. Déplacer ce poste vers le milieu de journée augmente le taux d’autoconsommation sans attendre le soir. Le lien entre production et confort est expliqué dans la climatisation solaire et dans les avantages de la climatisation solaire.

Une climatisation réversible consomme-t-elle trop pour être alimentée par le toit ?

La consommation dépend de la surface, de l’isolation, de la consigne et des heures d’usage. En maison individuelle, un système réversible bien dimensionné utilisé aux heures solaires reste très en deçà de la production d’une toiture de 8 à 12 kilowatts-crête lors d’une journée claire d’été. Le point sensible n’est pas le total annuel, mais le chevauchement horaire. Faire tourner l’appareil de 11 h à 16 h, lorsque le prix d’injection est au plus bas, valorise un kilowattheure qui aurait sinon quitté le bâtiment. Une consigne raisonnable, des protections solaires et un entretien régulier limitent la demande. L’ordre de grandeur de la consommation est traité dans la climatisation réversible et sa consommation électrique.

La pompe à chaleur réversible est-elle un levier d’autoconsommation toute l’année ?

Oui, parce qu’elle déplace de la chaleur en hiver et du froid en été avec le même compresseur. En mi-saison et en été, la production photovoltaïque couvre une part importante de ses appels de puissance si le fonctionnement est décalé vers la journée. En hiver, la production solaire baisse fortement, et la pompe continue d’acheter du réseau : elle n’efface pas la facture de chauffage, elle en réduit la part électrique aux heures ensoleillées. Un taux d’autoconsommation de 50 à 65 % est fréquemment cité pour un logement équipé d’une pompe à chaleur chauffage et eau chaude, avant batterie. Le fonctionnement saisonnier est présenté dans le guide de la pompe à chaleur réversible.

Le chauffe-eau thermodynamique absorbe-t-il utilement le surplus de midi ?

Un ballon représente l’un des rares postes que l’on peut déplacer sans perte de confort. Programmé entre 10 h et 16 h, il transforme le surplus solaire en eau chaude utilisée le soir. Un chauffe-eau thermodynamique prélève les calories de l’air et divise par deux à trois l’électricité nécessaire par rapport à une résistance classique, pour un même volume. Couplé à une résistance de secours pilotée, il constitue un stockage thermique peu coûteux face à une batterie. Sur une année, ce seul décalage fait souvent gagner 10 à 15 points d’autoconsommation. Le principe est décrit dans la page pompe à chaleur et chauffe-eau thermodynamique.

Charger un véhicule électrique en journée change-t-il la rentabilité ?

Une charge complète représente souvent 8 à 15 kilowattheures pour un trajet quotidien, soit l’équivalent de plusieurs heures de production d’une toiture résidentielle. Déplacée vers le milieu de journée, elle absorbe un surplus qui, au deuxième trimestre 2026, ne valait déjà que 3,90 centimes en prix de référence, et qui pourra être nul ou négatif à certains quarts d’heure dès 2027. Une charge nocturne, à l’inverse, achète le réseau au tarif plein et laisse le midi s’injecter au plus bas. Le pilotage par le surplus, plutôt qu’une puissance fixe, évite de soutirer lorsque les panneaux ne couvrent plus la charge. Le raccordement est abordé dans la page borne de recharge pour voiture.

Faut-il un compteur intelligent pour être rétribué au prix du marché ?

Oui pour le modèle dynamique par défaut. L’AES indique que la rétribution au prix day-ahead, horaire puis au quart d’heure, est subordonnée à un compteur intelligent capable de tracer l’injection par pas de temps. Sans cette mesure, le gestionnaire ne peut pas affecter chaque kilowattheure au prix correspondant. Le déploiement des smart meters se poursuit en Suisse en 2026, avec des calendriers qui varient selon les réseaux. Un producteur dont le compteur n’est pas encore communicant doit vérifier le planning de son gestionnaire avant le 1er janvier 2027. Le raccordement et la mesure relèvent de l’installation électrique des énergies renouvelables.

Les installations existantes sont-elles traitées comme les nouvelles ?

Le nouveau modèle vise l’électricité renouvelable injectée à partir de 2027, sauf autre accord avec le gestionnaire. Il ne se limite pas aux toitures posées après cette date. Les installations déjà en service, souvent dimensionnées à l’époque où le rachat était plus stable, sont les plus exposées si leur taux d’autoconsommation est faible. Une période transitoire d’un an a été prévue par le Conseil fédéral dans sa décision du 27 mai 2026, la bascule définitive intervenant au plus tard début 2028. Certains réseaux romands ont annoncé maintenir un prix fixe pour 2027. Le dimensionnement de départ se revoit dans une étude technique d’installation solaire.

Un regroupement de consommation ou une communauté locale protège-t-il du prix de gros ?

Oui en partie. Dans un regroupement de consommation propre, l’électricité circule dans le bâtiment ou le périmètre commun et remplace un achat au tarif du réseau, souvent supérieur à 25 centimes, au lieu d’être vendue au prix de gros. Une communauté électrique locale permet un échange de voisinage à un prix convenu, découplé du day-ahead de midi. Swissolar cite ces modèles parmi les réponses lorsque le prix d’injection est bas. Ils n’annulent pas la rétribution dynamique du solde injecté hors périmètre, mais ils réduisent le volume exposé. Le cadrage national de la production est rappelé dans le baromètre déjà cité ; le bonus lié à l’intégration en toiture est traité à part dans l’augmentation du bonus pour installations solaires intégrées.

L’entretien des panneaux influence-t-il le taux d’autoconsommation ?

Indirectement. Un module encrassé ou une chaîne partiellement à l’ombre produit moins aux heures où le logement pourrait absorber l’énergie. En Suisse, les pertes liées à la salissure restent en général modestes, souvent de quelques pour cent, mais elles se concentrent sur les mois productifs. Un contrôle de l’onduleur, des connexions et de la courbe de production évite qu’une baisse passe inaperçue pendant un été où chaque kilowattheure autoconsommé vaut bien plus que le kilowattheure injecté. L’entretien ne remplace pas un décalage des usages : il garantit que le surplus disponible est bien celui prévu à l’étude. Les opérations courantes sont décrites dans la maintenance et l’entretien des panneaux solaires.

Le CECB et la rénovation avant 2028 ont-ils un lien avec l’injection solaire ?

Le certificat énergétique cantonal des bâtiments classe la performance de l’enveloppe et des installations. Une enveloppe plus performante réduit le besoin de chaud et de froid, donc le volume à couvrir, et rend plus facile l’adéquation entre une toiture de taille raisonnable et les usages réels. Les propriétaires romands sont par ailleurs incités à traiter le chauffage avant 2028, échéance qui croise la fin de la période transitoire de la rétribution dynamique. Mieux isoler ne fait pas monter le prix d’injection, mais cela augmente la part de production que le bâtiment peut absorber utilement. Le cadre est posé dans le certificat CECB et dans le chauffage et la rénovation énergétique avant 2028.

Que retenir pour préparer 2027 sans surdimensionner ?

La rétribution dynamique ne rend pas le solaire non rentable : elle déplace la valeur vers le kilowattheure consommé sur place. Le plancher de 6 centimes sous 30 kilowatts reste une sécurité trimestrielle, pas un prix horaire garanti à midi. Les prix de référence 2026, 10,27 centimes puis 3,90 centimes, montrent déjà l’écart été-hiver que le quart d’heure va accentuer. Monter l’autoconsommation de 30 % vers 50 à 70 %, par le décalage des usages, l’eau chaude, la charge diurne, le froid réversible ou une batterie, réduit le volume exposé aux prix faibles. Le confort d’été alimenté par le toit est détaillé dans tout savoir sur la climatisation solaire.

Qu’est-ce que la rétribution dynamique ?

Il s’agit du nouveau mode de rémunération de l’électricité solaire injectée dans le réseau, applicable dès le 1er janvier 2027. La valeur de votre surplus ne sera plus fixe mais suivra le marché, heure par heure. Lorsque la production solaire est abondante, cette valeur chute fortement. Les associations et médias suisses, dont l’AES, la RTS et Bluewin, détaillent ce mécanisme dans les articles liés plus haut.

Vais-je vraiment devoir payer pour injecter mon électricité ?

C’est le scénario mis en avant par les publications suisses consacrées à la réforme : au lieu d’être payé pour l’électricité fournie en été, vous pourriez devoir payer pour renvoyer votre excédent sur le réseau aux heures de forte production. Nous vous invitons à consulter les sources citées dans l’article, puis à nous contacter pour examiner votre situation précise et les solutions d’autoconsommation adaptées.

Pourquoi la climatisation est-elle une bonne réponse ?

Parce que ses heures de fonctionnement coïncident avec vos heures de production. Quand le soleil chauffe la maison, vos panneaux produisent au maximum et votre climatisation consomme au même moment. Cette simultanéité est l’essence même de l’autoconsommation : l’énergie reste chez vous, elle vous apporte du confort au lieu de partir sur le réseau à une valeur faible, voire négative.

Qu’est-ce que l’autoconsommation ?

L’autoconsommation consiste à utiliser directement chez vous l’électricité produite par vos propres panneaux, au lieu de l’injecter dans le réseau. Plus votre taux d’autoconsommation est élevé, moins vous dépendez des conditions de reprise fixées par le distributeur. Climatiser votre villa pendant les journées ensoleillées est l’un des moyens les plus naturels d’augmenter ce taux, tout en gagnant en confort.

Qu’est-ce que la gamme Easy-Clim ?

Easy-Clim est notre offre de climatisation clé en main. Elle regroupe l’étude de votre logement, le choix du matériel, l’installation et la mise en service, avec un interlocuteur unique du début à la fin. L’objectif est simple : vous éviter les démarches dispersées et vous livrer une installation prête à fonctionner. La page Easy-Clim liée dans l’article en présente le détail.

Faut-il une autorisation pour installer une climatisation ?

Oui, l’installation d’un climatiseur est soumise à autorisation en Suisse, avec des exigences qui varient selon les cantons et les communes. Nous nous chargeons pour vous de l’ensemble des demandes, afin que votre équipement soit posé en toute légalité. Notre page dédiée aux autorisations, liée plus haut, explique la procédure et le rôle que nous assumons à votre place.

Quelles marques installez-vous ?

Nous travaillons avec Daikin et Mitsubishi, dont nous sommes partenaire officiel et station technique agréée. Pour les situations où aucune unité extérieure n’est envisageable, par exemple en zone protégée ou en appartement, nous proposons les solutions Olimpia Splendid et Unico. Notre bureau technique vous oriente vers la configuration la mieux adaptée à votre bâtiment et à votre production solaire.

Et si je ne peux pas poser d’unité extérieure ?

Les solutions sans unité extérieure Olimpia Splendid et Unico sont précisément conçues pour ces cas de figure. Elles permettent de climatiser une pièce ou un appartement sans modifier l’aspect de la façade, ce qui simplifie également les démarches dans les secteurs sensibles. Nos équipes évaluent sur place la faisabilité et vous expliquent clairement les possibilités offertes par votre logement.

Dans quelles régions intervenez-vous ?

Nous intervenons dans toute la Suisse romande : Genève, le canton de Vaud, Neuchâtel, Fribourg et le Valais. Cette présence régionale nous permet de connaître les pratiques des différentes administrations communales en matière d’autorisation, ce qui accélère vos démarches. Nos équipes se déplacent chez vous pour une visite technique avant toute proposition chiffrée.

Ma climatisation peut-elle aussi chauffer ?

De nombreux appareils fonctionnent en mode réversible et assurent un appoint de chauffage en mi-saison, ce qui prolonge leur utilité bien au-delà de l’été. C’est un point que nous abordons systématiquement lors de l’étude, afin de dimensionner l’installation en fonction de vos usages réels et de votre production solaire sur l’ensemble de l’année.

Quand faut-il s’y prendre ?

La nouvelle réglementation entre en vigueur le 1er janvier 2027, et les étés suivants ne vous attendront pas. Anticiper permet de mener l’étude, d’obtenir les autorisations et de planifier la pose sans précipitation, plutôt que de chercher une solution en pleine canicule. Une demande d’offre gratuite est le moyen le plus simple d’ouvrir le dossier dès maintenant.

Comment obtenir une offre ?

Il vous suffit de remplir notre formulaire de demande d’offre gratuite, accessible depuis le bouton de cet article. Nous revenons vers vous afin de convenir d’une visite, d’analyser votre installation photovoltaïque existante et de vous proposer une solution de climatisation cohérente avec votre production. Vous pouvez également nous joindre par téléphone pour poser vos premières questions.

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